Dans The New Yorker, John Cassidy se propose de donner la parole a quelques pointures de l’école de Chicago: Fama, Cochrane, Becker, Posner, Rajan entre autres.

La lecture de l’interview d’Eugene Fama est fascinante. Le père de la théorie de l’efficience des marchés défend son bébé bec et ongles. Fama commence par rejeter la possibilité de bulles spéculative en général et sur le marché du crédit en particulier. Le leitmotive de l’interview est That was exactly what you would expect if markets were efficient. Ce faisant il montre en quoi une théorie qui est infalsifiable n’a pas le moindre intérêt. Au long de cette interview il enchaîne les arguments plus ou moins tiré par les cheveux:

Let me get this straight, because I don’t want to misrepresent you. Your view is that in 2007 there was an economic recession coming on, for whatever reason, which was then reflected in the financial system in the form of lower asset prices?

Yeah. What was really unusual was the worldwide fall in real estate prices.

En effet en admettant que les marchés sont efficients et que des bulles ne peuvent exister, la seule explication possible a l’effondrement des marchés et que qu’une récession soudaine, imprévisible et brutale ait été en cours a ce moment la. Une récession assez brutal pour causer le chaos sur les marchés, mais que personne n’avait remarqué.

Fama balaye les arguments développés par Posner, diametrically opposed, arguant du fait que celui-ci n’est pas un vrai économiste. Mais il admet aussi ne pas être macroeconomiste et que ni lui ni le reste de la profession ne comprend ce qui cause les récession…

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