La presse spécialisé et populaire nous en rebat les oreilles, les PIIGS presente a risque de defaut sur leur dette souvraine et leurs spreads vis-a-vis de l’allemagne s’acroissent. Ces craintes sont elles réelles ou injustifié.

Jean Quatremer sur son blogue explique que les marchés américains attaquent l’euro. Citant des informations fiables, il ecrit:

une grande banque d’investissement américaine (qui a bénéficié du plan de sauvetage des banques US) et deux très importants hedge funds seraient derrière les attaques contre la Grèce, le Portugal et l’Espagne.

Quatremer est généralement bien informé concernant les affaires européennes et parfois économique. Néanmoins cette thèse me semble douteuse a plus d’un titre. Je ne connais pas le détail du fonctionnement du marché de la dette souveraine, mais je doute qu’un acteur puisse avoir un tel pouvoir de marché. D’autant plus que si ces craintes sur la solvabilité de la Grèce sont infondées et entretenue que par “une grande banque d’investissement américaine”, il serait profitable pour d’autres établissement de prendre des positions contraires (vendre des credit default swap) et éventuellement, la solvabilité des PIIGS ne faisant plus de doute, empocher la mise. Certes les marchés peuvent être moutonnier mais mettre toute mouvement déplaisant des marchés sur le compte des spéculateurs ou de l’existence d’une bulle, ou d’un complot me semble trop simple.

Plutôt que de parler de PIIGS, je pense que l’on devrait séparer clairement deux cas. Les PIG (Portugal, Italy, Greece) d’un coté et L’irlande et l’Espagne de l’autre. L’irlande et l’espagne sont deux pays qui on connus une croissance très rapide, qui a généré des déséquilibre (dans l’immobilier notamment) sérieux mais qui ont connus des années de surplus budgétaire et qui malgré un déficit important récemment conserve un niveau de dette assez faible. Ces deux pays ont aussi adopté des mesures politiques difficile pour affronter la situation, démontrant un climat politique propice. Les PIG (l’abréviation n’est pas plaisante mais commode) sont dans une situation toute diffèrent.

Ces trois pays on connus des croissances assez faible, même selon les critères européens. Ils ont accumulé une dette publique importante, ont des institutions défaillantes (même selon les critères français) causant corruption et recherche de rente a une échelle massive. Les maquillages auxquels c’est livré la Grèce pour se qualifier pour la zone euro sont aussi connus qu’ils étaient inévitables une fois la décision politique de la faire entrer dans la zone euro prise. On pourra discuter une autre fois de l’opportunité (économique) d’inclure ces pays dans la zone euro, mais le fait est qu’ils y sont et on va poser comme hypothèse qu’ils y resteront dans un future proche.

Plusieurs possibilité se présentes:

1/ Ne rien faire. Pas d’intervention extérieur, laisser les gouvernements concernés prendre leurs propres décisions. Si l’on assume que les craintes sur la dette souveraine sont infondées et que cette lubie des marchés passera, faire le gros dos peut être une bonne option. La crise finiras et certains pays pourront reprendre leur statue de passager clandestin sans éveiller de craintes particulières. Cette solution n’est pas praticable. Les causes de la tragédie grecque (pas pu m’en empêcher) sont profonde. Le manque de crédibilité des statistiques disponibles et du gouvernement n’arrange rien. Comme Kenneth Rogoff le pointe la Grèce s’est retrouvé en situation de défaut plusieurs fois dans le passé et ne peu pas crediblement garantir que cela ne ce reproduira pas.

2/ Une intervention du FMI. L’europe refuse de prendre ces responsabilité, ou les états membres ne sont pas capable de se mettre d’accord sur que faire et l’on fait donc appel au FMI. Simon Johnson pondère les effets d’une telle intervention. Plusieurs points: Le FMI a des ressources limités, et la vague de défaut de pays émergent qui se profile va en rendre l’usage intensif. Les divertir sur la Grèce qui pourrait être aidée d’une autre manière n’est probablement pas optimal. Les interventions du FMI ne sont généralement pas populaire, et vu la situation politique parfois difficile en Grèce, ca ne passeras pas en douceur. Les demandes que le FMI ferais ne sont pas une inconnue. Coupe dans les dépenses publiques, amélioration de l’appareil statistique et fiscal (jusqu’à 30% du PIB dans le secteur informel.) L’ampleur des reformes sera d’autant plus importante qu’elles ne peuvent pas s’accompagner d’une dévaluation pour relancer les exportations et alléger la charge de la dette.

3/ Si les autres pays de la zone euro se decidaient a aider la Grèce, cela pourrais se faire plus en douceur. Reussir a rassurer les investiseurs en offrant une forme de garantie sur la dette souveraine Grèque pourrait alleger le fardeau de la dette et lui acheter du temps. Mais les pays de la zone euro devront trouver un moyen credible pour maintenir une pression forcant les pays concernes a faire des reformes meme une fois le gros de la crise passé. Je ne sais pas ce que la BCE peut faire de plus que de continuer a accepter la dette de tous les etats de la zone euro comme collateral quelque soit leur notation. La solution devra donc etre prise au niveau des etats, ce sera donc une solution politique.

Il est étrange de voir l’attention se focaliser presque exclusivement sur la Grèce et l’Espagne alors que ces pays ont deux situations complètement différente. La Belgique a une dette faramineuse et un état central paralysé par la division entre flamand et wallon. Malgré tout peu d’attention lui est porté pour l’instant. Bref cette crise a certainement un composant extrême due a la volatilité ambiante. Néanmoins il y a des raisons fondamentales a cette crise. Il a été commode d’ignorer que hétérogénéité et la faible mobilité des facteurs au sein de la zone euro était un problème sérieux pour créer une union monétaire. Il devient impérieux de les affronter et de mettre en place des solutions soutenable et pas juste une réponse temporaire a cette crise. Il n’est pas impossible que les prochains jours apporte des surprises sur la politique économique de la zone euros, tout en court-circuitant probablement le nouvel « exécutif européen » qui sont encore bien silencieux dans cette affaire.

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