Pour qu’une union monétaire soit considère comme une zone monétaire optimal, quelques conditions sont requises. La productivité des facteurs doit évoluer de la même manière dans l’union et les chocs doivent être symétriques (i.e. Affecter uniformément les membres de l’union.) Sinon il faut que les facteurs de production (capital, travail) puisse bouger librement au sein de l’union, pour compenser les différences de productivité. Dans le cas de la zone euro, il y a peu de barrières formels au mouvements de capitaux. Par contre de nombreuses barrières existe au mouvement des travailleurs. Ces barrières sont plus culturelles que règlementaires, mais leur effet est le même. L’idée principal du modèle d’OCA est que si la valeur relative des devises ne peu s’ajuster entre deux pays, c’est le reste qui doit être flexible.

Dans la situation présente ou le chômage atteint les 20% en l’Espagne, on s’attendrait a voir un mouvement massif de travailleur vers le nord de l’Europe ou la situation en terme d’emploi est meilleur. A ma connaissance un tel mouvement ne se produit pas. L’Espagne se retrouve donc avec un taux de chômage très élevé. Les indemnisation et la perte de recette fiscale sont douloureuse pour le budget. Un pays ayant une devise indépendante connaitrais une dépréciation de sa devise entrainant un baisse du coup du travail et une baisse du chômage. Une région au sein d’un état recevrais des transferts fiscaux des autres régions différemment affecté, et des travailleurs iraient trouver du travail dans une autre région. Aucune de ces solutions n’est possible dans le cas de la zone euro.

On touche la au cœur d’une des critiques fréquente faite a l’encontre des union monétaires supranationales. Pour les économistes de tradition keynésienne la relance budgétaire est une politique importante en cas de crise. Ors une union monétaire supranational sans mécanisme de transfert entre ces membres limite les possibilité de relance au seul budget du gouvernement du pays touché par la crise.

Que peut donc faire l’Espagne pour lutter contre son taux de chômage hallucinant. Le budget espagnol a été en excédant durant les années de vache grasse (cf ici) , ce qui permet au gouvernement de s’acheter un peu de temps et d’avoir une certaine marge de manœuvre. Le récent report de l’age de départ a la retraite montre aussi que la situation politique n’est pas bloqué comme dans d’autres pays de la zone euro (Grèce, Italie, France entre autres.)

Comme le montre Krugman les prix en Espagne ont augmenté par rapport a l’Allemagne et par rapport au reste de la zone euro. Dans une situation normal, ppp s’appliquant quand il n’y a pas de barrières au commerce des biens, la devise espagnole baisserait d’autant. La sagesse populaire veut que la crise ait entrainé en Espagne l’éclatement d’une bulle immobilière. D’après les données d’eurostat, les prix du logement en Espagne n’ont pas chuté ces 12 derniers mois (+0.8%), contrairement a ce qui c’est passé en Irlande (-8.2%, cf carte.) (les chiffre de l’institut statistique espagnol ne disent pas la même chose…)

Krugman montre que le cout unitaire du travail en Espagne a progressé bien plus vite qu’en Allemagne. Pour lui la solution a la crise passe par une dévaluation interne passant par une baisse des salaires. Toujours d’après les données de eurostat, la productivité du travail n’as pas augmenté de de plus rapidement que en Allemagne ou dans la zone euro, contrairement a ce qui c’est passé en Irlande. Le croissance relative des salaire ne serait pas un problème si elle était compensé par un croissance proportionnel de la productivité, ce qui n’est pas le cas. Avec le taux de chômage que connais l’Espagne, les salaires vont au mieux stagner voir diminuer.

Bref pour abréger, l’Espagne ne peu pas dévaluer, mais elle a besoins de rééquilibrer ses prix et salaires avec ceux de la zone euro. La baisse des prix de l’immobilier et des salaires qui va mécaniquement se produire devrait faire le gros du boulot. La meilleur chose que le gouvernement espagnol peut faire c’est de croiser les doigts pour que l’économie européenne et mondial retrouve des taux de croissances plus élevés, avant que ses réserves budgétaires ne soit épuisés.

Publicités