Le Nobel d’économie cette année va a Dale Mortensen (Northwestern/Aarhus), Christopher Pissarides (LSE) et Peter Diamond (MIT).
Ce prix récompense des travaux sur les causes microeconomiques du chômage. Peter Diamond est récompensé pour avoir initié la littérature sur les effets macroeconomiques de la théorie de la recherche (search theory). Mortensen et Pissarides sont récompensé en particulier pour un papier devenue un classique, même pour un économétricien: Job creation and job destruction in the theory of unemployment. Mortensen and Pissarides montre qu’il peut exister des équilibres avec beaucoup d’emplois vacants et en parallèle du chômage. Dans leur modèle, les firmes cherchent des travailleurs possédant des compétences précises, et les employés cherchent des firmes ayant besoins de leur compétences. Il faut du temps pour qu’une firme trouve un travailleur approprié. Dans une situation ou l’on trouve en parallel des offres d’emplois non pourvus et des travailleurs prêt a travailler au salaire prévalent, c’est le temps que prend une rencontre entre un employeur et le travailleur dont il a besoins qui cause le chômage. Ce modèle a donné naissance a une énorme littérature sur le search and matching en économie du travail, mais aussi en économie monétaire (nouvelle économie monétaire, voir les travaux de Randall Wright et Ricardo Lagos) en finance et en économie publique. Ces modèles exploitent leurs fondations microceconomique de façon plus intéressantes que les traditionnels modèles a agent
représentatif et immortel.
Les travaux de Diamond, Mortensen et Pissarides ne sont probablement pas le meilleur grille d’analyse pour la situation actuel. Néanmoins leurs implications en matières de politique publiques sont importantes et le communiqué de presse du comité nobel ne leur rend pas justice.


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